La réforme de l’Etat, “c’est moins d’Etat”, prévient François Fillon
LEMONDE.FR | 11.10.07
“Je dois le dire devant tous les élus qui sont présents ici : la réforme de l’Etat, cela supposera que nous soyons courageux, la réforme de l’Etat supposera que chacun d’entre nous accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’Etat sur son territoire”,
Je dédie ces paroles à tous les élus, tous les responsables politiques, de droite mais aussi parfois de gauche, qui se sont fait les relais de la “pensée unique” sur le “moins d’Etat”.
Il y avait ceux qui ne pensaient pas pas aux conséquences, il y avait aussi ceux qui pensaient “moins de fonctionnaires pour m’emm… sur la légalité de mes décisions d’élu”.
En effet, dans la tête de beaucoup de potentats locaux, le fait qu’ils soient élus leur donne une légitimité supérieure à celle des fonctionnaires chargés de faire respecter la loi qu’eux-mêmes ou leurs prédécesseurs ont votée.
Maintenant, comment vont-ils faire pour assurer de leur soutien :
les parents d’élèves qui protestent contre une fermeture de classe,
les maires contre celle d’un commissariat de police ou d’une gendarmerie.
les avocats contre la suppression d’un tribunal
etc.. ??
On va peut-être enfin se rendre compte que l’État est le premier prestataire de services de France et que les fonctionnaires jouent un rôle social au moins aussi utile que les artisans.
Et j’ai l’impression qu’il a une contradiction avec ces déclarations d’Éric Woerth quand il a présenté son projet de fusion entre les directions générales des Impôts et de la Comptabilité publique :
Entrons dans le détail de la nouvelle organisation, cela me paraît vraiment important :
1er cas de figure : les 500 villes où sont situés à la fois des centres des impôts et des trésoreries : dans ces villes, je créerai des services unifiés des impôts des particuliers par regroupement des équipes des deux services sur un même site, et à l’intérieur d’un même service. Généralement, compte tenu de la taille respective des structures, ce sont les agents du Trésor public qui, en restant à l’intérieur d’une même commune, rejoindront leurs collègues des centres des impôts. Cela se fera naturellement en fonction des possibilités immobilières mais j’aurai une action volontariste en la matière.
2e cas de figure : les 2 000 communes de France où sont implantées uniquement des trésoreries, notamment en milieu rural et en montagne : dans ces trésoreries, je conserverai et je renforcerai l’accueil fiscal de proximité. Je m’y suis engagé par écrit auprès de Jacques Pélissard, le président de l’Association des maires de France (AMF). Dans ces trésoreries, les usagers peuvent avoir des réponses sur le paiement de l’impôt. Demain, ils pourront également avoir des réponses sur le calcul de leur impôt. Des tests ont déjà été faits, ils sont concluants et nous allons généraliser cette fonction d’accueil, car je crois beaucoup au service de proximité pour nos usagers et au lien social qu’il constitue.
Je me suis également engagé à ce que la charte des service publics en milieu rural soit le fondement de la politique d’implantation des services, pour prendre en compte au mieux les besoins des usagers et les évolutions socio économiques des territoires. J’ai d’ailleurs proposé qu’un bilan conjoint soit réalisé des conditions d’application de la charte.

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