C’est l’expression qui revient régulièrement à chaque grève des conducteurs SNCF et RATP. Elle sert à remettre en cause le droit de grève dans les services publics. Je doute qu’elle soit employée quand ce sont les contrôleurs (des trains ou des impôts) qui font grève. Là, tout le monde est content.
Il est évident que si le droit de grève était réservé aux salariés dont le travail ne sert à rien et ne manque à personne, il faudrait se poser des questions sur l’utilité de tels salariés.
Mais j’aimerais qu’on n’emploie pas à tort et à travers le mot otage. Etre coincé sur un quai de banlieue est très désagréable, mais bien préférable à être couché à terre avec un pistolet sur la tempe lors d’une attaque de banque ou prisonnière des FARC.
Et pourquoi n’emploie-t-on pas le mot otage pour les salariés victimes du chantage aux délocalisations, etc..
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