Sauf pour ceux qui voudraient confiner les religions et l’exercice du culte dans les domiciles privés, sous prétexte que les croyances sont une affaire privée, il est évident que les musulmans ont le droit de construire des mosquées et d’y prier.
Cela étant dit, commence le bal des hypocrites, et j’exclus le problème du financement.
Tous les prétextes sont bons pour refuser le permis de construire.
Je vais en citer deux : le style et les parkings.
Si par malheur les demandeurs souhaitent que l’édifice évoque par son style des éléments de leur foi, c’est le tollé: ça va jurer dans le quartier. Je crois qu’il suffirait d’un peu d’intelligence. Il y a des dizaines de styles de mosquées ( et de minarets) dans le monde. Rien n’empêche des architectes de talent d’en inventer de nouveaux, en phase avec l’architecture du XXIème siècle européen.
Il n’est pas nécessaire de construire une mosquée avec coupoles et minarets-crayons comme en Turquie, etc.. Et même.. La mosquée de Paris est en plein Quartier latin et personne n’est choqué par son style maghrébin. Et c’est le Sacré-Coeur de Montmartre que mon fils âgé alors de 10 ans avait pris pour une mosquée !!
André Rossinot avait refusé la construction d’une mosquée à Nancy pour des raisons de style. C’était dans un quartier construit aux XIXème et XXème siècle, avec une église en style gothique troubadour, et un peu tous les styles architecturaux suivants aux alentours. De qui se moque-t-on ?
Le coup des parkings est plus subtil. Si l’édifice peut accueillir x personnes, il faut y places. Et le terrain coûte cher, surtout en centre ville. Imparable !!
Mais les églises catholiques ont été construites avant les voitures, les gens y allaient à pied. Aujourd’hui, avec les regroupements paroissiaux, ils prennent leur voiture et se garent n’importe où. Comment faire pour que cette condition ne soit pas ressentie comme une discrimination ?
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