Pierre Manent : comment bien aimer la démocratie
LE MONDE DES LIVRES | 23.11.06
Florilège :
La démocratie (..) détruit par là les solidarités, effaçant les influences individuelles. (..) Le rôle de l’art politique : atténuer, à travers les institutions, les dégâts de la démocratie, (..) En démocratie, (..) La pression de l’opinion étouffe la liberté intellectuelle, si vive sous l’aristocratie (..l’)étiolement de la liberté effective de penser, si symptomatique de la démocratie,
Mais qu’est-ce que l’homme démocratique ? Essentiellement ceci : il est celui qui voit dans tout homme un semblable. (Là, je suis d’accord, cette définition me plait, mais pas les conséquences qu’en tire l’auteur) (…) la démocratie favorise la paresse intellectuelle, autant que, par le biais de l’opinion, elle paralyse les forces les meilleures de l’humanité. C’est au sein des régimes inégalitaires, en particulier dans l’aristocratie, que certains hommes atteignent au sublime. L’aristocratie favorise les vertus les plus élevées.
(…) L’extension immodérée de son principe (la démocratie) met en danger l’humain, la créativité.
(..)
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