Liban: Hariri mise avec Sarkozy sur la continuité de la politique française
10.05.07 | 14h06
| | “Le président élu Sarkozy a affirmé la nécessité de former un tribunal international pour l’assassinat de Rafic Hariri et de tous les autres qui ont été assassinés au Liban, et il a affirmé la nécessité de poursuivre les relations entre le Liban et la France” comme elles étaient “dans le passé avec le président Chirac”, selon lui. Paris travaille à la création d’un tribunal à caractère international chargé de juger les auteurs de l’attentat contre Rafic Hariri, ancien Premier ministre et père de Saad Hariri. M. Chirac, durant l’entretien, “a rappelé l’engagement de la France en faveur de la pleine et complète souveraineté du Liban, et a rappelé la nécessité de mettre en oeuvre et de respecter l’ensemble des résolutions du conseil de sécurité des Nations unies, pour que justice soit rendue et que la stabilité du Liban soit assurée, notamment par la création d’un tribunal à caractère international”, selon l’Elysée. M. Chirac est très lié à la famille Hariri. Avec son épouse Bernadette, il doit s’installer à son départ de l’Elysée dans un appartement de cette riche famille libano-saoudienne, quai Voltaire à Paris, “très provisoirement” selon la présidence. |
Rafic Hariri aurait également financé des dépenses personnelles de la famille Chirac (vacances luxueuses à Oman), peut-être même des dépenses politiques.
Il a aussi mélangé les affaires et la politique : la reconstruction de Beyrouth, financée par un endettement colossal du Liban (180 % du PIB, à comparer aux 60 % des critères de Maastricht), c’était lui, comme promoteur (la SOLIDERE), comme entrepreneur de BTP, comme signataire des permis de construire.
Jacques Chirac est libre de choisir ses amis, mais il reste une question : la politique française au Liban et dans la région depuis quelques années a-t-elle été guidée par la défense du droit et de la justice (ce qui est louable, mais pas toujours réaliste), la raison d’État, ou la reconnaissance du ventre ?
aad Hariri s’est dit certain jeudi que le président élu Nicolas Sarkozy poursuivra la politique française au Liban, à l’issue d’une réunion à l’Elysée avec Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.L’entretien de 45 minutes, auquel a participé M. Sarkozy durant 30 mn, a donné lieu à une “discussion franche sur le Liban et (…) la continuité de la politique française au Liban”, a indiqué à la presse le chef de la majorité parlementaire anti-syrienne au Liban.
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