Metz se mobilise déjà contre un éventuel “sacrifice” de sa cour d’appel
LE MONDE | 20.06.07
Cette affaire est emblématique de plusieurs choses :
1. Les électeurs ont voté pour la réduction du nombre ce fonctionnaires. On ne pourra pas reprocher à Sarkozy d’avoir caché ses intentions avant son élection. Donc, ils savaient. Et si l’électeur lambda peut dire qu’il a surtout voté Sarkozy pour lutter contre l’insécurité, etc.. les élus UMP, les cadres, les notables et relais d’opinion de tout poil savaient..
Mais quand il faut passer aux actes, choisir les écoles, les tribunaux, les hôpitaux, etc.. qui seront fermés, la réaction est unanime : touche pas pas aux miens.
Mais tu peux toucher au voisin, par exemple supprimer la Cour d’appel de Nancy, où ils ne font rien. (l’article du Figaro ne dit pas cela, même s’il fait comprendre qu’il y a un problème, il parle aussi des moyens, mais à Metz, on préfère croire qu’on travaille mieux et plus vite qu’à Nancy)
Une cour d’appel par région, un TGI par département, est-ce plus “rentable” ? Y aura-t-il des économies d’échelle ? On peut économiser quelques postes de présidents et procureurs généraux, mais il faudra toujours au moins autant de juges, de greffiers, au total, pour traiter les dossiers.
Il y a la question générale de la proximité. Les avocats s’installeront là où il y a les tribunaux, et les justiciables devront faire parfois 100 km pour les rencontrer. Et le même raisonnement peut être tenu pour toutes les suppressions d’implantations administratives. En sachant raison garder : je n’ai jamais mis les pieds dans ma Trésorerie, tout se passe par courrier, la suppression d’un service d’urgences hospitalières, d’une maternité, peut avoir des conséquences beaucoup plus graves.
2. La rivalité Nancy-Metz semblait une affaire classée, mais ça va repartir…
3. Il y a aussi cette question du droit local, hérité de la période allemande (1871-1918).. j’en reparlerai.
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