http://www.francesoir.fr/societe/2009/09/14/burqa.html
Quand je vois le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), la LDH
(Ligue des droits de l’homme), ou la Ligue de l’enseignement, tentés d’accepter l’excision comme une pratique culturelle, je prends conscience que ce ne sont pas ces gens-là qui vont m’aider
à être libre.
Où a-t-elle “vu” ça ?
Sûrement pas dans ce communiqué
:
http://www.mrap.fr/campagnes/resf/mutilations
La France renvoie
les petites filles aux mains des bourreaux qui pratiquent les mutilations
génitales
le 4 novembre
2006
La chasse à l’homme continue
!
Placé en garde à vue au commissariat du 10ème
arrondissement de Paris pour défaut de titre de séjour jeudi 2 novembre, M Alkaidaly Touré a été transféré en centre de rétention de Vincennes le vendredi 3 novembre vers
16h30.
M
Touré vit en France depuis 1999, sa femme l’a rejoint en 2003 afin d’apporter des soins à leur petite fille, alors âgée de 4 ans, suite à son excision et infibulation totale pratiquée par leur
entourage sans que les parents aient pu s’y opposer. Des complications suite à cette mutilation ont nécessité une intervention chirurgicale à l’hôpital Necker. Leur fille a aujourd’hui 7
ans, elle est actuellement en classe de CE1 dans une école du 18ème
arrondissement.
Depuis ce couple a eu une autre petite fille née sur le territoire français, elle est maintenant âgée de 18 mois. Retourner au Mali signifierait pour elle la
même mutilation, contre la volonté de ses
parents.
Tous les documents prouvant toutes les informations que nous avançons ont été communiqués au commissariat
de police du 10ème arrondissement dès les premières heures de la garde à vue. Et bien que la France reconnaisse l’excision comme une pratique mutilante et dégradante et qu’elle la
condamne, la préfecture de police de Paris a délivré un arrêté de reconduite à la frontière à M Touré avant de le placer en centre de rétention en vue de préparer son expulsion. Une fois de plus
les actes démentent les beaux discours télévisés!. La préfecture de police de Paris alertée, dès jeudi soir, des menaces gravissimes qui pèsent sur les petites filles de la famille Touré a
choisi de participer servilement à la course effrénée aux 25000 expulsions dans laquelle s’est lancé
Sarkozy.
Nous tenons également à nous élever contre les
méthodes employées à l’encontre des militants du Réseau Éducation Sans Frontières, repoussés sans ménagements par des CRS deux fois plus nombreux qu’eux, pour permettre l’évacuation de M. Touré
vers le centre de rétention. Nous condamnons les pressions psychologiques dont Mme Touré a fait l’objet, de la part du commissaire de police du 10° arrondissement, juste après avoir vu son mari
partir en direction du centre de rétention, menotté comme un criminel. Le traitement dont cette famille fait l’objet est indigne, à la hauteur des buts poursuivis par le ministre de la Chasse à
l’enfant qui se rend maintenant complice des partisans de l’excision et de l’infibulation en s’apprêtant à les alimenter en matériel
humain.
M. Touré passe au 35bis du TGI Paris demain dimanche à 10h.
L’audience au TA de Paris aura lieu mardi à
8h30.
M Touré doit retrouver la liberté, ses filles doivent être protégées de l’excision
!
C’est évident, il y a rejet de l’excision, sans discussion. Mme Habchi succède dignement à Fadela Amara. L’une voit un mouvement s’interroger sur l’excision alors
qu’il la condamne sans appel. L’autre ne voit pas de racisme dans les propos de Brice
Hortefeux.
Complément du 15 septembre 2009
:
Parce que le MRAP n'a eu de cesse, depuis de nombreuses années, d'accompagner, d'aider, de soutenir des familles demandeuses d'asile victimes d'excisions, parce que le MRAP a toujours estimé que
l'excision est un crime et une atteinte d'une extrême gravité à la dignité humaine, parce qu'il a toujours considéré que c'était une pratique barbare d'un autre temps, les propos de la Présidente
de "Ni putes ni soumises", parus le 14 septembre 2009 dans le quotidien France Soir[1], sont non seulement
infondés et inacceptables, mais surtout diffamatoires à l'endroit de l'intégrité des combats du MRAP et de ses militants
C'est pourquoi, le MRAP, décide de faire citer devant le tribunal correctionnel Mme Sihem HABCHI, présidente de l'association Ni Putes Ni Soumises. Maître Ahcene TALEB défendra les intérêts du
MRAP.
Paris, le 15 septembre 2009