Dimanche 22 novembre 2009
Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : Membres de Facebook
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Dimanche 22 novembre 2009

Le message suivant a été envoyé à la médiatrice du Monde, suite à l’article de M. R. Prasquier, président du CRIF, sur “Une complémentarité entre les identités juive et française”.pour UAVJ


Chère Madame

Nous tenons à exprimer, au nom d’un très grand nombre de Français d’origine juive notre étonnement scandalisé à la lecture du texte de M.Richard Prasquier dans le Monde du 20 novembre.
Tout d’abord la notion de “peuple” est en elle-même ambiguë et polysémique et , de surcroît, celle de « peuple juif » est discutée jusqu’en Israël, ce que M. Prasquier se garde bien de rappeler; dire que “les juifs sont distincts ” cautionne les généralisations propres à l’antisémitisme.
Mais surtout M. Prasquier, aveuglé par ses propres sentiments, prétend que « la plupart » des Français juifs tournent vers Israël « pensées et tendresse d’un foyer commun ».
Il commet ainsi non seulement un mensonge scandaleux mais de surcroît, en omettant complètement d’évoquer le drame israélo-palestinien, en qualifiant Israël d’État « ouvert à tous ses citoyens » il prouve, si besoin en était, que pour lui et tous ceux qu’il prétend représenter, les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, les citoyens israéliens arabes de seconde zone sont des non existants, donnant ainsi, par cette occultation, prise aux critiques les plus virulentes à l’égard d’un État que lui-même sacralise mais qui, comme on le montre le Rapport Goldstone s’est comporté de façon hautement répréhensible notamment dans la récente guerre de Gaza.

Une Autre Voix Juive, le 21/11/2009

Par Michel Servet - Publié dans : Politique française - Communauté : Membres de Facebook
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Samedi 21 novembre 2009

Par MICHEL ROCARD ancien Premier ministre, OLIVIER FERRAND président du think tank Terra Nova

On ne peut nier l’évidence : les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne provoquent un malaise en France. Mais le malaise de qui ? L’argument serait démocratique : « les Français sont contre », nous dit-on. Cela n’est pas aussi simple. Un sondage Ipsos, lors de l’ouverture des négociations en 2004, en avait donné la claire illustration. A la question « êtes-vous favorable à une adhésion de la Turquie ? », la réponse est non à 56 %. Mais à la question « si la Turquie fait les efforts politiques et économiques nécessaires, est-il possible d’imaginer son adhésion dans l’avenir ? », la réponse se renverse avec un oui à 63 %.

Le malaise ne vient donc pas de l’opinion : les Français sont ouverts à une entrée, à terme, de la Turquie. Le malaise vient des élites. Si la Turquie devient l’exutoire des inquiétudes de la population vis-à-vis de l’islam, de l’immigration et du chômage, c’est parce que trop de leaders d’opinion, jusqu’au sommet de l’Etat, à droite mais aussi à gauche, en agitent le spectre. Et que face à eux, ceux qui s’exposent pour mener la bataille publique en faveur de la Turquie se comptent sur les doigts de la main. Nos élites politiques et intellectuelles seraient-elles devenues islamophobes, ou turcophobes ? C’est tout le contraire. Leur rejet de l’adhésion turque n’est pas lié à la Turquie mais à l’Europe, à leur conception du projet européen.

Il est vrai que la Turquie pose un problème nouveau. Jusqu’ici, les élargissements de l’Union européenne concernaient des Etats appartenant au cœur de l’Europe. Intuitivement, on sait que l’Espagne, l’Autriche ou la Pologne sont européennes. On peut critiquer le rythme trop rapide de l’élargissement, mais pas son principe. Avec la Turquie, l’élargissement concerne pour la première fois un pays ne relevant pas du cœur de l’Europe mais de sa périphérie. Il pose une question de principe : la Turquie a-t-elle vocation à intégrer l’Union ? Il renvoie à un impensé de la construction européenne : quelles sont les frontières ultimes de l’Europe ?

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Par Michel Servet - Publié dans : Quelle Europe ? - Communauté : Membres de Facebook
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Vendredi 20 novembre 2009

La ville de Metz (Moselle) fut annexée à l’Allemagne de 1871 à 1918, puis de 1940 à 1944.

http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=10&srid=54&ida=8895

Enfin, les Allemands ont entrepris la restauration de la cathédrale dans le but de la débarrasser des ajouts du XVIIIe siècle et de lui redonner son caractère «gothique». L’édifice, il est vrai, était menacé de ruine en plusieurs endroits après les affres du siège et surtout l’incendie de 1877. La nouvelle cathédrale est la meilleure illustration de la politique de germanisation, puisque Guillaume II s’y fit, dans un accès de modestie dont il était coutumier, représenter sur l’un des portails sous les traits du prophète Daniel. L’empereur honora d’ailleurs Metz par de nombreuses visites et vint inaugurer en personne plusieurs monuments et «sa» cathédrale.

En 1918, un sculpteur retoucha le prophète pour faire disparaître la moustache.


Mais le regard reste.

Par Michel Servet - Publié dans : Lorraine. Patrimoine - Communauté : Membres de Facebook
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Vendredi 20 novembre 2009
http://la-feuille-de-chou.fr/?p=2712

Le site de l’UMP 67 annonçait une réunion-débat avec Nadine Morano, la ministre qui grimace en imitant le parler « nègre » quand elle fait le marché électoral, et Philippe Richert, président du Conseil général du Bas-Rhin.

http://www.ump67.eu/?p=1371

La réunion pré-électorale se tenait, Alsace oblige, dans la salle paroissiale, derrière l’originale église St Arbogast, rue des Mérovingiens,à la Montagne-Verte, circonscription dont l’élu est le socialiste Armand Jung.

salle paroissiale Nadine Morano

salle paroissiale Nadine Morano

Arrivé vers 18h15, le reporter de la Feuille de Chou, a été ac-cueilli par deux responsables de la Sécurité publique, M. Burgund et son acolyte, lesquels lui ont assez rapidement signifié qu’il n’était pas le bienvenu.

Le motif? Manifestation non déclarée! On eu beau se retourner plusieurs fois, il n’y avait que notre ombre au sol produite par un lampadaire. Y aurait-il maintenant des attroupements interdits de une personne?

La police nationale serait-elle au service de l’UMP?

Un peu après, une seconde personne est arrivée, un « individu » selon le vocabulaire policier, au louque pas très blanc, sans être tout à fait noir, si vous voyez ce que je veux dire, le genre qui fait tout de suite craindre la ceinture d’explosifs ou le coup des Twin Towers. Cela confirma l’enquête selon laquelle un « Black » ou un « Beur » avaient bien plus de chances risque d’être contrôlé qu’un « Blanc ». L’exception étant le tenancier de la Feuille de Chou qui certes passe parfois à tort pour un Arabe ou un latino-américain.

Lui aussi a été dissuadé d’entrer, oh, très poliment, mais tout de même.

Les minutes passaient.Des gens entraient sans problème et sans tri, ni exhibition de cartes UMP. Pas la foule tout de même, ce qui est inquiétant pour le gouvernement.

Un autre policier en civil arriva, un petit brun, sec, qu’on avait vu à l’œuvre à la tête des matraqueurs d’étudiants boulevard de la Victoire, il y a quelques mois. Il ne présenta aucune carte de police. Mais exigea lui aussi que les deux personnes reculassent de 30 mètres, environ, pour se placer derrière les deux policiers en uniforme de la même Sécurité publique.

Le ton étant quelque peu menaçant, et le souvenir, encore vif, d’un incident du même genre, survenu au même « individu » lors de la venue de Jacques Chirac et Helmut Kohl- comme le temps passe- chez Yvonne, persuadèrent notre petit reporter « free lance » de sagement faire retraite jusque derrière les deux uniformes.

st arbogast morano

C’est ainsi qu’il capta la descente de véhicule du député André Schneider, qui se dirigea vers les policiers afin de vérifier la direction de la salle.

http://www.youtube.com/watch?v=xNl4LM2sUBU

On peut connaître Hoenheim comme sa poche et ignorer ce quartier charmant de la Montagne-Verte, proche de la piste cyclable et de l’Ill. Ce Schneider doit être à double face, car on le prend souvent, avec sa rondeur, pour un député débonnaire, social  et proche du peuple, qui habite d’ailleurs un quartier populaire, mais là, il allait écouter une ministre xénophobe.

http://www.youtube.com/watch?v=bM1RV4Mufy8

L’heure avançait, toujours pas de Morano, mais ses gardes du corps descendirent d’un véhicule garé le long de l’église. Il était temps d’aller un peu plus loin, au débouché de la rue des Mérovingiens et de la route de Schirmeck. Là faisaient le peid de grue- non, pas elles- deux autres policiers, en civil, dont l’un portait un talkie qui crachotait rajoutant du bruit à la circulation intense des bagnoles sur la route.

On eut un débat quasi philosophique à propos du vocabulaire policier, lequel nomme tout quidam « individu » lors des signalements alors que le beau mot de personne existe. Selon le pandore, éindividu » n’était pas péjoratif. Certes, pas en son sens premier. Et ne parlons pas de l’expression usitée d’ »individu de type européen »! Que fait la Halde?

Or, il y avait un « individu », sur son vélo, à cet endroit. Son intention était aussi d’aller écouter la concurrence, puisqu’il s’agissait d’un membre d’Europe Écologie. Il parlementa; le keuf le laissa passer tout en signalant à ses potes de devant la salle l’arrivée de cet autre « individu ».  Louche, n’est-il pas, de vouloir s’informer des propos, certes parfois sulfureux et dérapants, sans verglas-il fait doux à Strasbourg-de la ministre de la famille.

Il revint piteusement quelques instants après, ayant été, lui aussi dissuadé d’entrer dans la salle.

Il fut interviewé aussi sec.

la police nationale trie le public de Nadine Morano à Strasbourg

On suppose que nos excellents confrères des gros médias étaient dans la salle, donc, on compte sur eux pour savoir ce qui fut dit.

Pour ce qui nous concerne, on note seulement

  • qu’une réunion publique annoncée sur le ouèbe est interdite d’accès à des Strasbourgeois, sur des critères qu’il a été impossible de connaitre
  • que le tri des « bons » et des « méchants » a été opéré en amont de la salle, par des policiers de la Sécurité publique en civil, dont un Commissaire Duchemin (il en fait pour la promotion…)
  • que la Police nationale semble ici au service d’un parti politique

Et on s’interroge sur les valeurs défendues par ce parti politique qui ne nous semblent pas correspondre à la devise de la République.

Atteinte à la liberté de s’informer et de débattre.

Pas d’égalité de traitement entre citoyens, selon des critères obscurs.

Quant à la fraternité, elle est portée disparue.

Enfin, une sorte de privatisation de la Police nationale, qui au lieu d’être au service du citoyen, est mise à la disposition d’un parti au pouvoir.

On imagine le tollé si des gens étaient refusés à l’entrée de meetings des Verts, du PS, du PCF ou du NPA!

A l’UMP, tout est possible, comme disait l’autre.

Par Michel Servet - Publié dans : Politique française - Communauté : Membres de Facebook
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